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EMC avale son fournisseur Configuresoft

28 Mai

itilSous les programmes EMC Server Configuration Manager et EMC Configuration Analytics Manager se faufilaient déjà les algorithmes de Configuresoft, délivrés en OEM au géant du stockage. Face au succès de ces deux logiciels qui facilitent l’adoption de la virtualisation et la mise en conformité des configurations des serveurs, EMC a décidé d’acheter purement et simplement son fournisseur. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, mais il serait suffisamment faible pour ne pas impacter les résultats 2009 d’EMC. La société dirigée par Joe Tucci complète donc son arsenal d’administration des infrastructures du datacentre et confirme sa volonté d’accompagner les transformations en cours dans les entreprises. Il entend fournir un ensemble de services, gérés par ITIL, autour de serveurs, applications, équipements réseaux et ressources de stockage. L’objectif ? Offrir aux clients une visibilité et un contrôle global (voire automatisé) des centres de traitements physiques et virtuels. « Avec Configuresoft, notre famille de logiciels d’administration informatique offre désormais la combinaison la plus forte et la plus complète du marché des outils d’automatisation des configurations du stockage et des réseaux », clame Chris Gahagan, Senior Vice President, Resource Management Software d’EMC. Une affirmation qu’il partage sans doute davantage avec les fondateurs de Configuresoft qu’avec les salariés et partenaires d’HP, IBM, CA ou BMC Software.

[VMWorld Europe 09] « Microsoft a ni la robustesse ni la tolérance aux pannes »

24 Fév

Tod Nielsen, Chief Operating Officer de VMware

Tod Nielsen, Chief Operating Officer de VMware

« Paul et moi, on vient de Microsoft. Et nous ne sommes pas du tout intimidés [par notre ancien employeur]. En terme de robustesse comme de tolérance aux pannes des serveurs, Microsoft n’a pas de réponse actuellement. Il déclare la mort du mainframe depuis neuf ans, mais il est toujours présent. Notre histoire est différente. Elle consiste à protéger l’infrastructure en place chez nos clients et à la faire évoluer au mieux ».
Paul, c’est Paul Maritz, le nouveau PDG de VMware. Et ces propos émanent de Tod Nielsen, son bras droit. Il s’exprime en tant que Chief Operating Officer de VMware et revendique la nouvelle stratégie conquérante de VMware.
Les deux transfuges de Microsoft n’ont pas l’intention de laisser Windows Azure occuper le terrain des data centres virtuels. « Microsoft voit le but final mais nous avons un leadership significatif sur eux », poursuit le COO. D’ailleurs, « lorsque Microsoft ou Amazon évoquent le cloud computing, celà nous aide », s’amuse-t-il.
Si VMware a fait un bon travail jusqu’ici en direction des administrateurs systèmes, Tod Nielsen reconnaît volontiers de piètres résultats vis à vis des responsables métiers et des directeurs financiers. Mais cela va changer désormais avec la nouvelle politique de distribution qui cible davantage les SSII, les grands intégrateurs et tous les fournisseurs proches de l’infrastructure des clients. Les prestataires de services ont désormais un choix plus large pour faire évoluer leurs sites centraux… « Face à Google, Amazon ou Microsoft, les hébergeurs notent, en effet, une prolifération de fournisseurs de clouds. Ils veulent obtenir plus de valeur sur leur infrastructure en place. Ils viennent donc vers nous avec une question simple : comment pouvez-vous nous aider, avec quelle infrastructure et quel ensemble d’outils ? Si nous continuons à croître sur le marché des ISP, c’est parce qu’on travaille plus étroitement avec leurs fournisseurs, EMC, Cisco, mais aussi NetApp, hp, IBM et quelques autres ».
Ce n’est pas un scoop, les grands de l’informatique veulent tous faire partie de l’écosystème VMware qui agit comme une locomative sur les marchés de l’administration, du stockage et des serveurs malgré un contexte économique difficile. Ce dernier exacerbe les rivalités, y compris chez les propres clients de VMware. Les métiers d’opérateurs, d’intégrateurs et de prestataires d’applications hébergées se recouvrent plus fréquemment. « Cette compétition arrive, mais je m’attends aussi à voir une coopération entre les opérateurs fournissant des tuyaux rapides et économiques et les hébergeurs délivrant des services de provisionning à un niveau plus élevé. Nous leur apportons une valeur ajoutée au travers des API VCloud », souligne le COO.
Aujourd’hui, VMware annonce aussi de nouvelles écoles de formation ; ses Partner University sont destinées à propager la culture et les bonnes pratiques aux intégrateurs puis aux revendeurs faisant face à des clients, parfois déboussolés. Lorsqu’un directeur informatique réclame davantage d’argent pour faire évoluer son infrastructure, il est très fréquent que sa direction lui refuse. « Cela plaide en faveur de l’approche virtualisée ». Les PME rencontrent exactement le même problème ; d’où une stratégie semblable chez VMware pour conquérir cet énorme marché au travers d’intégrateurs pointus et bien formés, même si « les PME pourront se tourner plus volontiers vers une infrastructure dans le nuage, reconnaît Tod Nielsen, le cloud reste une vue à long terme qui mettra entre 5 et 15 ans à se concrétiser. L’attente principale de nos clients, dans l’économie actuelle, consiste à maximiser l’efficacité de leur data centre ».

Olivier Bouzereau
Depuis Cannes

La datacenter dans les nuages bleus

16 Nov


Les nuages bleus ou le « Blue Cloud » Computing, le concept du grid de demain signé IBM, dans la mouvance de l’Utility Computing.
Selon IBM, dès le printemps 2008, Blue Cloud s’appuiera sur des machines virtuelles hébergées sur des serveurs lames du constructeur. L’hyperviseur retenu est Xen (encore) pour les serveurs x86 et PowerVM pour les lames Power. L’interface d’administration sera bien évidemment Tivoli. Blue Cloud devrait aussi intégrer les mainframes maison system z en 2008, parce « qu’ils ont l’avantage de pouvoir supporter un grand nombre de machines virtuelles ».

L’infiniband de Mellanox compatible avec ESX

15 Nov

Le fabricant de semi-conducteurs Mellanox a annoncé la compatibilité de ses cartes réseau infiniband avec ESX 3.5 et Virtual Center 2.5. Le driver a été conjointement développé par Mellanox, VMware et la communauté de développeurs VMware. Ces cartes réseaux i/o Infiniband veulent petit à petit remplacer ses homologues Fibre Channel et Ethernet dans le datacenter, car économiques, écologiques et performantes.
Les I/O sont cruciaux et encore plus dans les environnements virtuels. Selon Mellanox, un seul connecteur Infiniband peut remplacer de multiples ports Ethernet et HBAs Fibre Channel. Depuis plusieurs années déjà, l’infiniband tente de percer dans le datacenter, mais la force de l’Ethernet et du Fibre Channel lui rendent la tâche difficile. Si l’infiniband parvient à prouver son efficacité dans un environnement virtuel, son salut est peut-être assuré.

DataSynapse gère les infrastructures virtuelles en temps réel

15 Nov

DataSynapse s’apprête à lancer en europe sa solution VersaVision, une solution d’administration et de reporting en temps réel dédiée aux infrastructures virtuelles. DataSynapse, spécialisée sur le secteur bancaire entend bien élargir son horizon de clients, à une heure où l’administration de la virtualisation devient cruciale. La société détient également une solution de gestion dynamique des environnements mutualisés J2EE, Java et web services fondée sur une technologie de virtualisation des services applicatifs. Cette solution appelée FabricServer assure la mise à disposition d’une infrastructure virtuelle permettant l’exécution des environnements J2EE. Cette infrastructure virtuelle peut se redimensionner automatiquement en utilisant les ressources disponibles, cela permet aux applications critiques de toujours garantir le niveau de services attendu par les utilisateurs et les clients.
Grâce à sa technologie « temps réel », DataSynapse est une des premières société faire partie du nouveau secteur du « real-time infrastructure » ou RTI tel que l’a défini Gartner qui permet, de gérer son infrastructure virtuelle en temps réel. Un concept encore émergeant et qui a tout à prouver.

Egenera ou la virtualisation 2.0

13 Nov


Le PAN, cela vous dit quelquechose ? PAN, pour Processing Area Network.
Un concept peu divulgué, si ce n’est dans l’offre BladeFrame de Fujitsu-Siemens. Le PAN virtualise aussi bien les serveurs, le stockage et le réseau. Egenera vient de renforcer ce partenariat en annonçant l’intégration de son logiciel PAN (sans ses serveurs lames associés) directement dans les serveurs Primergy de Fujitsu Siemens. Les deux sociétés vont aussi collaborer pour développer des outils d’administration ad-hoc. Mais Egenera espère pouvoir vendre son logiciel PAN à d’autres constructeurs de serveurs en OEM très prochainement. La société ne se veut donc plus comme constructeur de hardware, mais aussi comme vendeur de logiciel…
Cette annonce, qui ne fait pour l’instant que confirmer la bonne entente entre Egenera et Fujistu Siemens, vise plus haut. Egenera affiche désormais de grandes ambitions et se propulse leader de ce que IDC appelle la virtualisation 2.0 (voir le post du CTO de Egenera Pete Manca sur son blog à ce sujet). La virtualisation 1.0 ou 1.0+ utilise les hyperviseurs tandis que la virtualisation 2.0 est la nouvelle génération focalisée sur la virtualisation du datacenter tout entier et non plus des serveurs uniquement.
Il est vrai que l’offre PAN de Egenera est tout à fait dans la nouvelle mouvance, et reste très avant-gardiste. Mais il n’est pas le seul à avoir réfléchi à la question. Chez d’autres, comme Cisco, Brocade, HP voire même VMware…on parle aussi de virtualisation du datacenter. Tout n’est encore qu’une question d’approche, et l’on ne sait pas encore si le PAN saura s’imposer.