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VMworld 09 : Red Hat enfin plus précis sur son offre de virtualisation

4 Sep

Après 6 mois d’attente, Red Hat livre enfin la première brique de sa stratégie de virtualisation en dévoilant cette semaine, à l’occasion du salon VMworld 09 qui s’est tenu à San Francisco, Red Hat Enterprise Linux 5.4, intégrant les extensions de l’hyperviseur open source KVM.

« Notre architecture est radicalement différente de celle des autres acteurs du monde de la virtualisation comme Microsoft, VMware ou Xen, puisque KVM n’est pas un nouveau noyau crée de toute pièce, mais simplement des extensions du système d’exploitation Linux », explique en exclusivité pour Virtuanews, Navin Thadani, le directeur de la virtualisation chez Red Hat.

KVM est intégré au noyau Linux

Selon lui, le premier avantage de cette architecture est de pouvoir réutiliser tous les pilotes, les agents d’administration, les certifications et améliorations du système d’exploitation (dans ce cas Linux), alors que pour toutes les autres solutions concurrentes, il est nécessaire de commencer depuis zéro. « Pourquoi recrée la roue, alors que tout est déjà fait, et a eu le temps de mûrir pendant plus de 10 ans », ajoute t’il.

Contrairement à vSphere, une machine virtuelle KVM gère jusqu’à 16 processeurs virtuels, contre seulement 4 pour l’offre de VMware.

L’autre avantage de l’offre Linux de Red Hat est de fonctionner en mode dit « hybride ». « Et nous sommes les seuls à pouvoir le faire. Les mêmes serveurs et stations de travail utilises pour faire tourner les applications d’entreprise, sont aussi capables d’executer à la volée des machines virtuelles en parallèle. Ce qui intéresse notamment nos clients qui voudraient réutiliser leur parc de stations de travail, inutilisées après les heures de travail ou le week-end, et les ajouter au pool de machines virtuelles disponibles », précise Thadani.

Les trois autres briques de la stratégie de virtualisation de Red Hat – KVM (standalone) et les consoles d’administration pour serveurs et postes de travail -, en béta depuis juin pour certains de leurs très gros clients, ne seront pas disponibles avant la fin de l’année, ainsi que leur tarification.

de notre correspondant à San Francisco, Jean-Baptiste Su

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