Archive | février, 2009

[VMworld Europe 09] Le futur : que reste-t-il aux autres ?

25 Fév

[Couverture en Live du keynote de Steve Herrod]

On est revenus le lendemain (voir brève précédente), et on a pas été déçus. Steve Herrod, CTO de VMware, a mené d’une main de maître la présentation de ce matin. La stratégie est soudainement devenue plus concrète. VMware a désormais (ou va avoir, la plupart des fonctionnalités annoncées seront disponibles en 2009) la panoplie complète pour tout virtualiser, depuis le serveur, jusqu’au mobile. Aucune partie de l’infrastructure n’est épargnée.

En vrac voici la liste des fonctionnalités annoncées lors de ce keynote. J’y reviendrais plus en détail la semaine prochaine.

Hier, Paul Maritz, CEO de VMware, avait annoncé le nouveau nom de son produit phare Virtual Infrastructure : prévu pour le milieu de l’année, il s’appelera vSphere. Il supportera 8 vCPUs, 256 Go de vRAM. Steve Herrod précise qu’il n’y a plus aucune excuse pour virtualiser sa base de données.

-vStorage, la partie stockage, est une partie importante pour l’éditeur, avec l’arrivée du thin provisionning, et de la déduplication (notamment via les solutions Avamar de EMC)

-Pour la partie réseau, Steve Herrod a également mentionné le commutateur virtuel Nexus 1000V de Cisco, qui prendra tout son intérêt avec le lancement de vSphere. L’intégration serveurs virtuels et réseau est en marche.

-Distributed Power Management : une fonctionnalité Green, pour gérer la puissance des « giant computers » (selon les paroles de Steve Herrod) que le Cloud Computing va amener. Parmi les fonctionnalités :

-Fault Tolerance : déjà annoncée à Las Vegas il y a six mois, la fonctionnalité fera bien partie de vSphere, pour la tolérance aux pannes.

-les API VMsafe, programme de sécurité lancé l’an dernier, feront partie de vSphere

-VMware annonce les « vShield Zones », le coupe-feu virtuel issu du rachat de BlueLane en octobre dernier

-vCenter Suite 4.0, la nouvelle génération de la plate-forme d’administration :

-VCenter Heartbeat, technologie de réplication, issue d’un OEM avec Neverfail Group

-vCenter Server Linked Mode, une technologie qui permet de partager le même inventaire même avec plusieurs vCenter

-Host Profile features, qui vérifie et renforce la compliance lors de la configuration des hôtes ESX

-vCenter Server for Linux, très demandé par les clients. Il s’agit d’une appliance virtuelle pour installer la console d’administration sur Linux. Elle est d’ores et déjà disponible.

Steve Herrod a également précisé les nouvelles fonctionnalités du Cloud Computing, les vCloud APIs. Herrod a également mentionné l’idée du long-distance VMotion (live migration entre les datacenters internes (privés) et externes, un sujet sur lequel ils travaillent.

Côté desktop, Steve ne nous a pas laissé en reste : le concept de PCoIP de Teradici, avec qui VMware est partenaire, va permettre l’accélération de l’affichage des postes de travail. Une démo avec Google Map l’a prouvé ce matin.

Enfin, Herrod a largement insisté, démo à l’appui, sur leur nouveau crédo, la virtualisation de mobiles, issue du rachat de Trango. Une démo sur un prototype (windows CE 6.0 avec Android sur un Nokia N800) a laissé l’assistance rêveuse ! VMware est donc fidèle à sa réputation d’innovateur. Le plus dur, après un tel keynote, sera pour les petites sociétés, qui spécialisées sur certaines fonctions que VMware n’avait pas jusque là. Je pense particulièrement à Double Take (la feature HeartBeat), ou Veeam (la feature vCenter Linked mode).

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[VMworld Europe 2009] « Microsoft veut être poli »

25 Fév

Comment Paul Maritz, CEO de VMware a perçu l’annonce de Citrix/Microsoft ? « Je ne vois aucun changement. Microsoft veut juste être poli avec ses partenaires ». Regardez-le :

[VMworld Europe 09] Vizioncore montre vControl

25 Fév

Vizioncore profite du salon VMworld pour lancer Virtualization EcoShell Initiative (VESI), un kit d’outils gratuit pour automatiser l’administration des environnements virtualisés avec un moteur de scripting graphique, optimisé pour PowerGUI de Quest. Vizioncore a également présenté en avant-première vControl (eux aussi ont un droit divin pour utiliser le v ?), sa console d’automatisation de machine virtuelle, avec fonctions de provisionning, contrôle des machines virtuelles et automatisation des tâches. Particularité, elle est compatible avec ESX/ESXi, mais aussi Hyper-V et Citrix XenServer. Vous pouvez voir une démonstration filmée sur leur stand hier :

[VMworld Europe 09] Et pendant ce temps là ….

25 Fév

Pendant que VMware essayait de nous convaincre que l’avenir est dans les nuages, il se passait évidemment d’autres choses sur le salon.
En vrac, dans le désordre et sans exhaustivité les grandes lignes, sur lesquelles on reviendra prochainement, avec démos à l’appui

– le poil à gratter Citrix, qui, avec son bon vieux copain Microsoft, ont décidé, comme toujours, de parasiter la conférence. Au programme : le Citrix Essentials for Microsoft, qui étend les possibilités pour Microsoft. Et aussi le fait que Xen Server est gratuit. On reviendra dessus demain, après un entretien avec Simon Crosby.
-un Cisco qui dévoile de plus en plus de détails sur son Nexus 1000V : ce commutateur virtuel sera encore plus intéressant lorsqu’il accompagnera la sortie du prochain ESX. Un Cisco qui semble bien décidé à aller très loin avec VMware…
-un Red Hat super emballé d’arriver le dernier sur le marché, avec sa toute nouvelle stratégie, qui intègre les technologies issues de Qumranet avec les leurs. Je vous posterai une démonstration demain. RedHat a une offre qui devient sérieuse, mais qui arrive tout même après les autres. Globalement, ce que l’entreprise offre au marché, est une alternative Linux intéressante, puisque basée sur KVM. Mais la différence avec les autres concurrent qui sont déjà nombreux à se battre, ne se fera que sur très peu de fonctionalités. Par exemple, la technologie Spice utilisée pour leur poste de travail virtuel, permet d’offrir une expérience utilisateur intéressante.
-Un Netapp qui semble encore faire l’unanimité pour beaucoup de clients, alors que EMC fait feu de tout bois. A noter, Amosdec, grossiste à valeur ajoutée et revendeur de VMware depuis longtemps, vient de signer avec Netapp.
-des réflexions de fond qui laissent à penser que
– ESXi gratuit, c’est une erreur : ceux qui le téléchargent font n’importe quoi avec
– le prochain ESX aura une API différente, ce qui va remettre en cause ou nécessiter des ajustements sur certains développements.

la suite tout à l’heure

[VMworld Europe 09] EMC rattrape son retard

25 Fév

Les prédictions en Décembre de Chad se précisent. Comme on peut l’entendre çà et là sur le salon, 2009, sera l’année du stockage pour la virtualisation. Et EMC entend bien être de la partie. Surtout pour sauver la face.
« Nos clients et partenaires assurent que nous sommes désormais les meilleurs en matière de stockage en environnement virtuel » explique Chad Sakac, Directeur de l’Alliance EMC/VMware. Cela reste bien évidemment à prouver d’autant que jusque là, NetApp était un des favori des DSI pour leur stockage en environnement virtuel. Pour d’autres, le challenger Pillar est la seule société de stockage qui a su innover et qui en sait long sur les machines virtuelles.
Aujourd’hui, EMC a des arguments dans sa besace. Déjà, une position de force avec VMware. Puis une position extrêmement confortable avec Cisco. D’ailleurs, la rumeur de Cisco rachetant VMware/EMC se fait de plus en plus persistante. Et Cisco, sans confirmer, n’infirme pas non plus.
Déduplication primaire, multipathing
Sur le salon, EMC annonce de nouvelles fonctionnalités. Après avoir mis à jour la gamme CLARiiON (le CX4 lancé à Las Vegas), c’est au tour de la gamme Celerra d’être rafraîchie. Les modèles NS-120, NS-480, NS-960 et NS-G8 Gateway, sont dotés d’une connectivité NAS, iSCSI et Fibre Channel, et des disques SATA II, plus économiques en termes d’énergie.
les fonctionnalités très importantes de cette évolution sont :

-Failback automatique avec VMware Site Recovery Manager via un plug-in VMware vCenter. Cette fonction permet aux utilisateurs de Celerra de
rebasculer les opérations sur l’infrastructure virtuelle d’origine, en coordonnant toutes les étapes du processus de reprise après une bascule
(failover) effectuée par VMware Site Recovery Manager. Le hic, c’est que SRM ne semble pas avoir convaincu les foules.
– La déduplication sur le stockage primaire
-Plugins pour Virtual Center comme VDI deployment tool for View et EMC Storage Viewer, pour provisionner facilement et rapidement des postes virtuels en s’appuyant sur les fonctionnalités de snapshot.

-Powerpath est en release candidate
– Forte implication dans le poste de travail avec une intégration de VMware View Storage

Chad nous donne son impression sur ces nouveautés et sur ce que Steve Herrod devrait annoncer demain.

[VMWorld Europe 09] « Microsoft a ni la robustesse ni la tolérance aux pannes »

24 Fév

Tod Nielsen, Chief Operating Officer de VMware

Tod Nielsen, Chief Operating Officer de VMware

« Paul et moi, on vient de Microsoft. Et nous ne sommes pas du tout intimidés [par notre ancien employeur]. En terme de robustesse comme de tolérance aux pannes des serveurs, Microsoft n’a pas de réponse actuellement. Il déclare la mort du mainframe depuis neuf ans, mais il est toujours présent. Notre histoire est différente. Elle consiste à protéger l’infrastructure en place chez nos clients et à la faire évoluer au mieux ».
Paul, c’est Paul Maritz, le nouveau PDG de VMware. Et ces propos émanent de Tod Nielsen, son bras droit. Il s’exprime en tant que Chief Operating Officer de VMware et revendique la nouvelle stratégie conquérante de VMware.
Les deux transfuges de Microsoft n’ont pas l’intention de laisser Windows Azure occuper le terrain des data centres virtuels. « Microsoft voit le but final mais nous avons un leadership significatif sur eux », poursuit le COO. D’ailleurs, « lorsque Microsoft ou Amazon évoquent le cloud computing, celà nous aide », s’amuse-t-il.
Si VMware a fait un bon travail jusqu’ici en direction des administrateurs systèmes, Tod Nielsen reconnaît volontiers de piètres résultats vis à vis des responsables métiers et des directeurs financiers. Mais cela va changer désormais avec la nouvelle politique de distribution qui cible davantage les SSII, les grands intégrateurs et tous les fournisseurs proches de l’infrastructure des clients. Les prestataires de services ont désormais un choix plus large pour faire évoluer leurs sites centraux… « Face à Google, Amazon ou Microsoft, les hébergeurs notent, en effet, une prolifération de fournisseurs de clouds. Ils veulent obtenir plus de valeur sur leur infrastructure en place. Ils viennent donc vers nous avec une question simple : comment pouvez-vous nous aider, avec quelle infrastructure et quel ensemble d’outils ? Si nous continuons à croître sur le marché des ISP, c’est parce qu’on travaille plus étroitement avec leurs fournisseurs, EMC, Cisco, mais aussi NetApp, hp, IBM et quelques autres ».
Ce n’est pas un scoop, les grands de l’informatique veulent tous faire partie de l’écosystème VMware qui agit comme une locomative sur les marchés de l’administration, du stockage et des serveurs malgré un contexte économique difficile. Ce dernier exacerbe les rivalités, y compris chez les propres clients de VMware. Les métiers d’opérateurs, d’intégrateurs et de prestataires d’applications hébergées se recouvrent plus fréquemment. « Cette compétition arrive, mais je m’attends aussi à voir une coopération entre les opérateurs fournissant des tuyaux rapides et économiques et les hébergeurs délivrant des services de provisionning à un niveau plus élevé. Nous leur apportons une valeur ajoutée au travers des API VCloud », souligne le COO.
Aujourd’hui, VMware annonce aussi de nouvelles écoles de formation ; ses Partner University sont destinées à propager la culture et les bonnes pratiques aux intégrateurs puis aux revendeurs faisant face à des clients, parfois déboussolés. Lorsqu’un directeur informatique réclame davantage d’argent pour faire évoluer son infrastructure, il est très fréquent que sa direction lui refuse. « Cela plaide en faveur de l’approche virtualisée ». Les PME rencontrent exactement le même problème ; d’où une stratégie semblable chez VMware pour conquérir cet énorme marché au travers d’intégrateurs pointus et bien formés, même si « les PME pourront se tourner plus volontiers vers une infrastructure dans le nuage, reconnaît Tod Nielsen, le cloud reste une vue à long terme qui mettra entre 5 et 15 ans à se concrétiser. L’attente principale de nos clients, dans l’économie actuelle, consiste à maximiser l’efficacité de leur data centre ».

Olivier Bouzereau
Depuis Cannes

[VMworld Europe 09] « Revenez demain »

24 Fév

image-3On ne peut pas dire que le keynote de Paul Maritz, CEO de VMware ait été des plus mémorable dans l’histoire de la compagnie ce matin, au Palais des Festivals à Cannes. Certes, VMware a semblé moins destabilisé que la dernière fois ( il y a six mois, la société venait de perdre une bonne partie de son board, et Microsoft avait engagé une offensive agressive). Plus confiant, l’entreprise a confirmé son engagement dans le cloud computing.
Revenez demain
Mais dans les grandes lignes, rien de très nouveau que l’on ait déjà vu lors de VMworld à Las Vegas en septembre dernier. VMware a découpé son offre en trois parties : son Datacenter OS, vCloud pour la partie dans les nuages et vClient pour le poste client. De fait, Maritz semble avoir botté en touche en répétant plusieurs fois, que le keynote de Steve Herrod, CTO de VMware, du lendemain donnerait toutes les clés de cette stratégie énoncée religieusement par Paul. Religieusement, car lors d’un Q& A (questions/réponses avec la presse), Paul a reprécisé -bien évidemment avec humour- que « Dieu nous a donné l’aval pour utiliser le v » (voir video pour l’entendre dire en live). Car oui, le « v » est à toutes les sauces depuis v-Las Vegas. Aujourd’hui – et c’était là une des rares nouveautés-on apprend que le futur VMware Infrastructure, socle du datacenter OS, s’appellera vSphere. Une nouveauté toute relative, tant la blogosphère avait laissé propagé ce nom depuis plusieurs semaines. vSphere serait donc une combinaison du prochain hyperviseur (ESX 4.0 qui ne portera peut-être pas ce nom), avec les services associés, comme vstorage, vmSafe (ou v-Safe ?) etc. vSphere est le socle des datacenters de demain, qu’ils soient internes ou externes. « Une fois sorti (visiblement d’ici Juin), il n’y aura plus de raison technique de ne pas virtualiser 100 % de son datacenter » a assuré Paul Maritz.

Dans la partie vClient, rien non plus de très neuf, si ce n’est que Intel et VMware ont mis au grand jour -attention c’est un scoop :)- son partenariat dans ce domaine. VMware va donc s’appuyer sur la technologie vPro de Intel, une technologie qui, rappelons-le, (et Intel ne dément pas), date d’au moins trois ans. vPro est néanmoins une technologie prometteuse, sur laquelle on reviendra plus tard. Car là aussi Maritz a botté en touche, en assénant son « revenez demain, pour le keynote de Steve ». L’annonce est néanmoins surprenante, puisque Intel a également passé ce type d’accord avec Citrix pour un « client hyperviseur ». VMware n’a donc aucunement l’exclusivité.
Mais c’est sur la partie vCloud que VMware s’est le plus attardé. « La virtualisation est la seule méthode viable de faire du cloud computing et vSphere en sera le socle. VMware a démontré que l’écosystème s’organise, avec trois exemples. « Mais le Cloud n’arrivera pas en un jour » a-t-il reconnu. Ci dessous, une photo prise pendant un Q&A pour la presse, résumant ce qui est nouveau.
image-2

Et dans cette envolée stratosphérique, il y a sûrement quelques visiteurs, pour qui la virtualisation n’est encore qu’une histoire de consolidation, de réduction de coûts, de simplification du parc de poste de travail, qui ont du trouver cela encore bien « clouddy ». Mais pour mieux comprendre, il n’y a qu’une seule chose à faire : revenir demain.

A voir : « God Given Right to the letter « v » », en live