Archive | décembre, 2008

Cisco fournisseur de serveurs ! [Dell, HP, IBM

4 Déc

Ce matin s’ouvre la conférence annuelle d’EMC à Paris, EMC Forum au CNIT Paris la Défense, à laquelle je me rends. En parcourant le programme, deux petits points méritent particulièrement toute attention.

– La conférence démarrera notamment avec un keynote de Cisco. Si l’on connait désormais (et beaucoup plus depuis VMworld à Las Vegas) les intentions du géant en matière de virtualisation (Nexus 1000V), sa présence est tout de même notable. Cisco n’a pas choisi EMC par hasard. Et n’a pas envoyé depuis San Francisco Edouard Bugnion, ex-Nuova Systems et désormais responsable de la business Unit sur la Virtualisation chez Cisco, pour rien.
Les rumeurs ces derniers jours à propos de Cisco investissant le dernier créneau sur lequel il n’était pas : les serveurs. Beaucoup de blogs (et notamment celui de mon ami DS 45), annoncent la sortie prochaine (en 2009 en tous les cas), d’un serveur lame made in Cisco, une première pour le constructeur, qui entrera directement en compétition avec Dell, HP, IBM … Je cite DS45 : « cette lame système intégrerait ses nouveaux commutateurs Nexus 5000. La société vend déjà un serveur physique, le Wide Area Application Services (WAAS), destiné à déployer les services d’infrastructure tels que le DNS et le DHCP pour les sites distants. Ce serveur est livré avec Windows Serveur 2008 pré-installé (et récemment dévoilé avec un moteur de virtualisation) ». Ce moteur de virtualisation est probablement celui de VMware.
Il est désormais connu (officieusement, mais tout le monde en parle), que ESX 4.0 devrait être lancé pour 2009, et probablement lors de VMworld à Cannes en février. Cisco devrait surfer sur cette vague pour annoncer également ces nouveaux produits. Cisco est très impliqué avec VMware, et a investi fortement ces derniers mois dans la compagnie. Cisco et VMware, on l’a compris, vont dessiner les prochaines tendances du datacenter en 2009.

Reste la partie stockage.
Il fut un temps j’entendais que le trio gagnant pour un projet de virtualisation était VMware, Cisco, Netapp. EMC aurai-il décidé de reprendre la main sur son concurrent ?

Sûrement, et c’est ce qui m’amène à l’autre point intéressant du programme de la conférence. L’omniprésence de la virtualisation de serveurs (et de VMware) dans le programme. EMC, géant du stockage, n’a jamais autant insisté sur ses relations avec VMware. Normal, me direz-vous. Oui. Mais j’aurais envie de vous répondre : ENFIN. EMC a mis un temps infini à vraiment parler de sa stratégie avec VMware. Ce n’est que lors de VMworld à Las Vegas il y a trois mois qu’il a vraiment commencé à parler de ses relations technologiques entre VMWare Infrastructure ses propres développements côté stockage.
Il fut un temps où EMC agissait plus que bizarrement. A la question, « pourquoi avez vous racheté VMware ? », j’entendais la réponse saugrenue « Ils ont une technologie serveur intéressante. Mais est les premiers surpris de ce succès ». Pour la plupart, aucun interlocuteur e semblait avoir été briefé sur la véritable stratégie. Il y a quatre ans, quand j’évoquais la possibilité d’une virtualisation globale (serveurs, stockage, réseau) EMC me répondait : « non, virtualisation du stockage et serveurs sont deux choses différentes, et le réseau, ce n’est que de la connexion ». Depuis le début, j’étais bien convaincue que si Joe Tucci, CEO d’EMC, avec acheté VMware, il devait bien avoir une raison technologique, au delà de la raison commerciale. Et il a fallu attendre que Netapp -concurrent de EMC- se place en plate-forme de choix pour la virtualisation, pour que EMC réagisse. D’ailleurs, EMC a mis deux ans à réagir. Il y a deux ans, Dave Hitz, CTO de Netapp, annonçait sur son blog que Netapp et VMware, était la combinaison gagnante pour un projet de virtualisation réussi. VMware était même presque gêné de montrer que oui, sur leur stand à VMworld (à Cannes l’an dernier), c’était bien des baies NetApp qui servaient pour la démo. On va bien voir ce qui sera dit lors de la conférence…

Publicités

Poste de travail : le client universel de VMware disponible [comme prévu]

2 Déc

Comme nous l’indiquions dans un de nos derniers posts il y a quelques jours, VMware lance aujourd’hui VMware View, sa nouvelle génération de VDI (Virtual Desktop Initiative), annoncée lors de VMworld à Las Vegas en septembre dernier. Pour VMware, c’est une « révolution », la première solution de « client universel » du marché, une solution bout-en-bout pour gérer les postes de travail et les applications virtuelles. Comme Réza Malekzadeh de VMware le décrit (video), le poste de travail « suit » l’utilisateur (qui dispose donc de son PC « MyView ») quel que soit le terminal.
Il est clair que 2009 sera l’année du poste client virtuel. VMware donne le véritable coup d’envoi de cette nouvelle guerre à laquelle vont livrer les acteurs de la virtualisation. Réza Malekzadeh m’avait confié il y a un an que VDI arrivait à maturité, il semblerait que ce soit réellement aujourd’hui que les choses deviennent sérieuses.

Quoiqu’il en soit, pas de véritable scoop sur cette annonce, puisque tout avait été dévoilé lors des derniers salon de l’éditeur. Si ce n’est qu’on en sait un peu plus sur le packaging de l’offre et ses tarifs, et les fonctionnalités qui le composent. Du concret, donc.

View est très attendu par les entreprises. Beaucoup d’entre elles ont ces derniers mois réalisé des Proof of Concept (maquettes) avec une infrastructure VDI pour faire évoluer leur parc de poste de travail. Peu sont passées en production, notamment parce que l’offre VDI manquait de maturité. Certains ont même déployé des maquettes avec la concurrence, à savoir Citrix ou Microsoft, et ont encore du mal à trancher. View tiendra-t-il ses promesses ? Le client universel fait rêver, et VMware a désormais du répondant avec View.

En détail, VMware View comprend donc :

-View Composer, qui s’appuie sur les technologies de clones liés, sorte de déduplication de machines virtuelles, qui permet d’optimiser le stockage, un des points noirs de l’approche VDI. View Composer permet de mettre à jour les PC de manière plus rapide.
-une fonction expérimentale (à savoir disponible mais sans support) Offline Desktop, qui permet de travailler en mode non connecté, puis de se synchroniser une fois online. La version définitive devrait être intégrée dans les prochaines versions en 2009.
-L’intégration de ThinApp, la virtualisation d’applications.
-un nouveau broker de connexion, View Manager 3 (en fait VDM 3) qui permet le manager de manière centralisée tous les devices. View Manager prendra encore plus de saveur quand VMware aura développé la virtualisation sur mobile (issue du rachat de Trango)
-la gestion des imprimantes (virtualisation des drivers) avec Virtual Printing
-Multimedia Redirection
-Unified Access

On en sait plus sur le packaging. Il y aura deux éditions qui diffèrent sur les fonctionnalités offertes et le prix bien sûr.

  • VMware View 3, Enterprise Edition : inclut VMware Infrastructure Enterprise Edition et VMware View Manager 3,
  • VMware View 3, Premier Edition : réunit VMware Infrastructure Enterprise Edition, VMware View Manager 3, VMware ThinApp et VMware View Composer

  • VMware View 3 Enterprise Edition est disponible à partir de 150 $ par connexion simultanée et VMware View 3 Premier Edition à partir de 250 $ par connexion simultanée.

    VMware View 3 est d’ores et déjà disponible dans les bacs des quelques 20 000 revendeurs agréés.