RedHat sait-il enfin où il va ? [à priori, oui]

8 Sep


Mieux vaut tard que jamais, et parfois, avoir attendu peut avoir du bon. En rachetant pour 107 millions de dollars, la société israélienne Qumranet, le créateur de l »une des technologies de virtualisation les plus en vogue ces derniers temps, à savoir KVM (kernel-based machine), RedHat devient, du moins en terme de stratégie, beaucoup plus crédible sur ce marché. Jusque là, l’éditeur avait un discours plus qu’incohérent autour de l’intégration de Xen dans sa plateforme.

Mieux vaut tard que jamais, et parfois, avoir attendu peut avoir du bon. En rachetant pour 107 millions de dollars, la société israélienne Qumranet, le créateur de l »une des technologies de virtualisation les plus en vogue ces derniers temps, à savoir KVM (kernel-based machine), RedHat devient, du moins en terme de stratégie, beaucoup plus crédible sur ce marché. Jusque là, l’éditeur avait un discours plus qu’incohérent autour de l’intégration de Xen dans sa plateforme. Le rachat de XenSource par Citrix avait encore brouillé le discours. RedHat clamait à l’époque ne pas vouloir se presser et évaluer au mieux les possibilités de Xen. A force de réfléchir, RedHat s’était fait doubler par la plupart des concurrents, dont notamment Novell, qui s’est voué à Xen dès le départ.
Désormais, RedHat choisit finalement son camp, et donc KVM, même si l’éditeur rassure les utilisateurs de RHEL 5 continuer le support de Xen jusqu’en 2014.
Mais RedHat n’en est pas à ses premiers pas avec KVM. L’éditeur utilisait déjà cette plateforme pour son hyperviseur oVirt.
Développé par l’Emerging Technology Lab de Red Hat, oVirt est un hyperviseur qui veut concurrencer ESX
(encore un !), avec des fonctionnalités très intéressantes : un serveur d’authentification et d’autorisation (basé sur FreeIPA), un serveur DNS et DHCP pour les machines virtuelles, une interface d’administration et à venir, des fonctions de clustering, haute disponibilité, migration à chaud des machines virtuelles, support des autres hyperviseurs du marché (surtout à base linux, comme OpenVz, Xen …). Bref, tout pour devenir un grand.
Pour l’heure, ce dernier n’est qu’en version bêta et pour RedHat, il reste encore beaucoup de chemin à faire (au pas de course !), pour rattraper la concurrence. Mais avec les 4 millions de machines virtuelles déployées sur des serveurs x86 d’ici 2009 prédites par le Gartner, il y a encore une belle opportunité à saisir.

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