Archive | juillet, 2008

Grands changements chez VMware [au revoir, Diane]

8 Juil


Une belle page se tourne chez VMware. Diane Greene, CEO historique vient d’être débarquée. Elle est remplacée par Paul Maritz, qui arrive tout droit de EMC, après avoir passé 14 ans chez …Microsoft. Résultats en légère baisse de la société (les prévisions pour les résultats de ce trimestre seraient inférieurs à ceux attendus), et l’annonce de la sortie de Hyper-V par Microsoft sont certainement deux des raisons qui a poussé le board à changer de CEO.
Selon la Tribune, depuis la nouvelle, le titre VMware souffre terriblement. « Il a fondu de près de 30% et s’échange à 38,91 dollars. Sa capitalisation boursière a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis le début de l’année » indique le quotidien.


La démission de Diane Greene a déjà fait le tour des blogs américains, certains regrettant le départ visiblement forcé de cette femme dynamique qui a bâti, avec son mari Mendel Rosenblum, la notoriété de la société. De ce qu’on avait pu en voir, elle était appréciée. D’autres applaudissent le choix des actionnaires.

Pourtant, finalement, rien de si surprenant. Lors de VMworld Europe en février dernier, nous avions évoqué, avec un de mes chers confrères (il se reconnaîtra), le fait que VMware allait probablement devoir changer de leaders, tant la société avait changé depuis ses débuts, et tant les enjeux devenaient importants. Avec tout le respect que l’on doit à Diane, elle ne semblait plus avoir les épaules assez solides pour rester le CEO d’une société dont les produits deviennent une pièce maîtresse des infrastructures.
Lors des interviews données à la presse, Diane -était-ce le décalage horaire ?- nous avait parue bien lasse, et peu déterminée à engager un combat avec ses nouveaux concurrents de taille. Moi qui avait eu la chance de la rencontrer deux fois auparavant, ce n’était plus la même, décevante dans ses réponses aux « qu’allez vous faire pour contrer Microsoft? » Il y avait quelquechose de cassé au royaume de VMware. On avait attribué cela aux effets collatéraux de l’IPO.

Quoiqu’il en soit, on ne connait pas, du moins via le communiqué, les vraies raisons du changement. Certains pensent que les désaccords entre Joe Tucci, CEO de EMC (détenteur de VMware) et Diane Greene étaient trop nombreux. Si tel est le cas, la citation de ce dernier dans le communiqué, qui souhaite à Diane « every success in the future » semble sonner bien faux.
D’autres pensent même que le reste du board « historique » risque d’y passer aussi, à savoir notamment Mendel Rosenblum, CTO et époux de Diane.


Et Maritz dans tout ça ? Lui semble avoir le CV qui tue, pour faire rebondir un VMware en légère perte de vitesse. Charismatique, plus de 14 ans chez Microsoft, en tant que spécialiste Windows, SQL…puis fondateur en 2003 de la société Pi, spécialisée dans le Cloud Computing, rachetée ensuite par EMC, il semble avoir toutes les qualités requises. Le Cloud computing et faire face à Microsoft étant deux axes stratégiques de VMware, Maritz semble être l’homme qui tombe à pic. Qui d’autre pourrait savoir comment réagir face à un Microsoft qui fanfaronne depuis la sortie de son hyper-V la semaine dernière ? Maritz a aussi un passé chez Intel, et certains, qui sont persuadés que EMC va revendre VMware à Intel, y voient là un signe.

La suite nous dira si VMware va se sentir pousser de ailes, ou si le départ de Diane annonce le début de la fin (personnellement, cela me semble peu probable). Certains dans la blogosphère assurent que ces chamboulements permettront à Microsoft de remporter la bataille sur le marché de la virtualisation. Mais n’auraient-il pas oublié que Microsoft vient aussi de perdre Bill Gates ? Et comme dirait une autre de mes connaissances férues de virtualisation -il se reconnaîtra aussi- Microsoft, sans Gates, n’arrivera pas à vaincre la suprématie de VMware et de ESX.


Goodbye Diane, and good luck, it was a pleasure to meet you.

VMware a enfin son Club Utilisateurs en France

7 Juil


Les utilisateurs de VMware ont enfin leur club !
La première réunion s’est tenue il y a quelques jours, et le bilan est plutôt positif. Olivier Parcollet, un des trois leaders de ce tout nouveau « Club U », nous a fait un compte rendu de la soirée.

« L’ambiance était plutôt sereine. Tout a été mis sur la table avec un très gros accent sur Site Recovery Manager. La seule critique a concerné Virtual Center qui semble plus lent à réagir aujourd’hui que dans les versions précédentes  » explique Olivier Parcollet.
« Ce qui fait frémir les utilisateurs VMware ?
La V4 bien sûr ! (qui devrait arriver d’ici la fin de l’année, ndlr). Mais aussi Site Recovery Manager. Beaucoup de questions ont été posées aux intervenants de VMware présents à cette première réusnion » poursuit-il.
Olivier Parcollet a d’ailleurs publié un compte-rendu complet de la première réunion sur le forum du Club Utilisateur. Si l’on en croit les commentaires postés sur ce forum, les questions tournent en effet sur SRM, mais aussi sur VDI, et VMSafe.
Pour ceux qui souhaitent s’inscrire au Club Utilisateurs VMware : Sophie Outters gère les inscriptions (soutters@vmware.com). La prochaine réunion aura visiblement lieu le 22 octobre, pour faire un retour sur VMworld (à Las Vegas du 15 au 18 Septembre) et sur les nouveautés de la rentrée.

La CCAS consolide ses services [Video]

4 Juil

La CCAS (Caisse Centrale d’Activités Sociales d’EDF-GDF) emploie 4000 permanents et 12 500 collaborateurs en saison. Associer la virtualisation de VMware aux serveurs lames d’HP lui permet d’économiser 30% d’énergie par an. Autre gain constaté de la rationalisation des moyens de production, les applications historiques sous Windows et Unix redémarrent plus rapidement, en cas d’incident, sur une machine virtuelle.

Quand la rétro-consolidation rejoint le développement durable, le data center sécurise ses applications et optimise ses ressources. Les futurs services internes et Internet s’articuleront maintenant autour d’un point d’entrée unique qui rend les administrateurs plus sereins.

Hyper-V : presqu’aussi bon qu’un ESX ? [C’est Microsoft qui le dit]

1 Juil

La guerre est ouverte ! Comme chacun le sait, Microsoft a sorti la version finale de son hyperviseur Hyper-V la semaine dernière, avec un mois et demi d’avance. Ce timing plus que parfait prouve bien sa détermination à tout engloutir sur son passage
Objectif : grignoter le plus de parts de marché et détrôner VMware de son podium. Première cible : les PME, secteur sur lequel VMware est moins bien implanté que sur les grands comptes. Windows ayant un taux de pénétration important dans ces entreprises, Microsoft semble plutôt confiant.
Damien Buisson, Chef Produit Windows Server assure que Microsoft dispose d’une offre à 95 % équivalente à celle de VMware. HA ? « On a le clustering ». VMotion ? « On a Quick Migration, certes légèrement moins performant que VMotion, à 3 secondes près » DRS ? « Intégré dans SCVMM ». La sécurité ? « Forefront va être adapté pour être utilisé en natif ». Les partenaires ? « On en a déjà 123 ». Les clients ? « Certaines grandes entreprises avaient stoppé leur projets de virtualisation avec VMware, pour attendre Hyper-V, depuis qu’on avait annoncé aux Techs Days une sortie avant la fin de l’été ». On verra bien.

En vidéo, le détail d’une stratégie qui s’annonce sanglante (durée 10′ environ)

Hyper-V : presqu’aussi bon qu’un ESX ? [C’est Microsoft qui le dit]

1 Juil

La guerre est ouverte ! Comme chacun le sait, Microsoft a sorti la version finale de son hyperviseur Hyper-V la semaine dernière, avec un mois et demi d’avance. Ce timing plus que parfait prouve bien sa détermination à tout engloutir sur son passage
Objectif : grignoter le plus de parts de marché et détrôner VMware de son podium. Première cible : les PME, secteur sur lequel VMware est moins bien implanté que sur les grands comptes. Windows ayant un taux de pénétration important dans ces entreprises, Microsoft semble plutôt confiant.
Damien Buisson, Chef Produit Windows Server assure que Microsoft dispose d’une offre à 95 % équivalente à celle de VMware. HA ? « On a le clustering ». VMotion ? « On a Quick Migration, certes légèrement moins performant que VMotion, à 3 secondes près » DRS ? « Intégré dans SCVMM ». La sécurité ? « Forefront va être adapté pour être utilisé en natif ». Les partenaires ? « On en a déjà 123 ». Les clients ? « Certaines grandes entreprises avaient stoppé leur projets de virtualisation avec VMware, pour attendre Hyper-V, depuis qu’on avait annoncé aux Techs Days une sortie avant la fin de l’été ». On verra bien.

En vidéo, le détail d’une stratégie qui s’annonce sanglante (durée 10′ environ)