Bruno Picard, Netapp : Oui, NFS est plus simple qu’un SAN en environnement virtuel

19 Fév


Je vous avais parlé récemment d’un DSI qui lors de la table ronde « Virtualisation & Open Source » sur le salon Solutions Linux 08, avait affirmé consolider les fichiers de ses machines virtuelles sur un NAS, et via NFS plutôt que sur un SAN Fibre Channel ou iSCSI. Surprise dans la salle !
Et pourtant, si l’on en croit Bruno Picard, Directeur Technique chez NetApp en France, il semblerait que cette pratique (on oserait presque dire douteuse, si l’on en croit les réflexions des participants de cette table ronde, qui n’envisageaient même pas de se passer de SAN !) soit en fait très fréquente.

Je cite Bruno, avec qui j’ai eu une discussion intéressante sur le sujet il y a quelques jours. Rappelons que Netapp est très impliqué dans la virtualisation, et notamment avec VMware.

« Il y en a en effet de plus en plus d’entreprises qui utilisent NFS pour leurs machines virtuelles. J’ai des clients qui ont plus de 200 machines virtuelles qui tournent dans NFS !

« Et d’ailleurs, le raisonnement initial tient debout. Logiquement une machine virtuelle est globalement un fichier (VMDK pour le disque plus un fichier de description de la machine virtuelle). Donc, pourquoi ne pas le mettre en service de fichiers ? Mais ce n’est pas l’argument principal de ce type de déploiements. La véritable raison, c’est que c’est beaucoup plus simple en NFS, qu’avec un SAN.
Si vous voulez faire des opérations aussi simples que d’agrandir un volume VMware en SAN FC ou iSCSI, cela demande un certain nombre d’opérations, comme savoir reconnaître l’agrandissement de LUN côté stockage et faire reconnaître cet agrandissement de LUN côté VMware. Et c’est là que c’est complexe : quand on diminue la LUN côté stockage, comment faire reconnaître la diminution de la LUN côté ESX ? Faire du thin provisionning sur un SAN traditionnel est plus complexe qu’en service de fichiers. En NFS ces opérations sont instantanées et se réalisent sur une baie sans aucun problème »

Bruno Picard ne jette pas le SAN pour autant :

« Le SAN est légitime, par exemple pour consolider un très grand nombre de machines physiques, qui vont nécessiter de très fortes bandes passantes. Il prend tout son sens dans ce contexte. Mais en terme de performances en NFS sont très très proches du SAN« 

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