Archive | février, 2008

VMworld Europe 2008: Jeff Jennings prêt à distribuer vos applications

28 Fév

Jeff Jennings, Vice-President Desktop Solutions Group de VMware n’en démord pas : « les images SVI (Scalable Virtual Images) offrent une gestion des Systèmes d’Exploitation – de leurs patches en particulier – bien plus élégante que toute autre solution. Elles permettent à l’entreprise d’économiser sur son espace disque de façon substantielle », ajoute-t-il. 

Sa seconde bonne nouvelle concerne les mises à jour d’applications Windows, via un complément récent : « Thinstall est un logiciel puissant pour gérer le déploiement d’applications d’entreprise. On peut déplacer un package entre des machines virtuelles : l’application fonctionne sans même devoir l’installer, sans conflit avec les programmes en place et donc sans aucune erreur pour l’utilisateur ».
Il résume, du coup, la bonne approche pour déployer des postes de travail complets, via « la combinaison de SVI et de Thinstall pour former une solution de provisioning et de consolidation d’applications ». 
L’équilibre entre sécurité et performances est parfois délicat. L’exécution des applications sur le serveur pourra apporter, dans certains cas, le meilleur des deux mondes possible : « Le groupe d’assurances Aspen peut allouer finement ses ressources vers une VM en cas de besoin et il a économisé ainsi 30% sur son TCO », illustre-t-il. 
Mais ne croyez pas que VMware recrute ses clients Desktop uniquement parmi sa base installée : « De nouveaux clients viennent à nous pour virtualiser leurs postes de travail directement. Notre croissance sur ce segment est d’ailleurs plus forte que celle de notre coeur d’activité ». D’ici à 2011, le marché de la virtualisation du Desktop va atteindre 1,1 milliard de dollars, prévoit le Gartner. 
OB

VMWorld Europe 08 : les VServices, machines virtuelles as a service

28 Fév

VMware n’a pas manqué, comme à son habitude, de lancer quelques idées sur les futurs concepts à venir dans la virtualisation.
Les Vservices en font partie : il s’agit d’une sorte d’appliance d’appliance, qui regrouperait plusieurs machines virtuelles et ses applications. Cela permettrait de mieux manager ses applications dans son infrastructure.
VMware veut s’incrire dans la mouvance du Saas, du SOA. Un peu à la manière de BEA, ce dernier étant cependant limité aux applications Java.

Steve Herrod, Directeur technique chez VMware, nous a fait une petite démonstration, postée ci dessous. Je posterais un peu plus tard la vision de Mendel Rosenblum, CTO de VMware à ce sujet.

VMworld Europe 2008 : Neterion s’adapte de 1 à 10 GbE

27 Fév

Rival de Chelsio et de Mellanox, Neterion présente au Palais des Festivals de Cannes son nouvel adaptateur intelligent 10 Gigabit Ethernet, vendu de 1000 à 2500 Euros selon le câblage. 

Plus exactement, cette troisième génération du contrôleur X3100 réduit le goulet d’étranglement des serveurs ESX en permettant à plusieurs OS d’un environnement VMware de partager les mêmes ressources physiques de stockage.
L’adaptateur se raccorde à un commutateur classique délivrant 1 ou 10 GbE par port, avec auto-adaptation. Il simule en fait plusieurs contrôleurs grâce à son support du standard SR-IOV (Single-Root I/O Virtualization), une extension de PCIe.
Principal avantage par rapport aux solutions Infiniband, l’extension Neterion peut couvrir deux sites distants de 30 kms en fibre optique ‘long wave’ et participer ainsi à la réplication de données sur un site de reprise d’activités.
OB

VMWorld Europe 2008 : Altor Networks sécurise les plateformes virtuelles

27 Fév

Prenez un directeur commercial et un architecte technique de Checkpoint. Ajoutez un soupçon de virtualisation. Secouez quelques mois : vous obtenez la startup Altor Networks, fondée par Amir Benefriam, ex-business developper du spécialiste israélien de la sécurité informatique. 

L’agent de surveillance Altor se focalise sur le « vitual switch » du serveur ESX. Grâce aux règles fixées par l’entreprise, il peut dicter à chaque machine virtuelle sa propre politique d’échanges : tel serveur Web virtuel ne pourra communiquer qu’au travers du port 80 avec tel serveur de base de données virtuel. 
Bref, Altor Networks propose ni plus ni moins qu’un parefeu aux services virtuels. « Contrairement aux solutions portées de l’environnement physique vers l’environnement virtuel, nous avons conçu notre analyseur pour la solution ESX de VMware », précise toutefois Grant Asplund, responsable commercial de la jeune pousse, implantée à Redwood City. 
La prochaine étape ? Passer du firewall à l’IDS/IPS, autrement dit détecter et proscrire les intrusions virtuelles. Mais, motus, c’est pour plus tard. D’ailleurs, le lancement officiel de l’entreprise n’est pas prévu avant le 17 mars prochain. Sur VMWorld Europe 2008, c’est donc une équipe Altor Networks virtuelle que nous avons rencontrée !
OB

VMWorld Europe 2008 : eG Innovations surveille les services virtuels

27 Fév

Les entreprises internationales misent de plus en plus sur les services informatiques pour mener des affaires à toute heure du jour comme de la nuit ; leur fonctionnement ‘around the clock’ ne tolère plus la moindre interruption de traitement. 

Or, les services virtuels traversent une chaîne d’équipements de plus en plus complexe. Leur supervision doit donc comprendre le rôle de chaque routeur, commutateur, frontal de communication, répartiteur de charge ou serveur intermédiaire. Sinon, l’administration des serveurs virtuels, qui plus est hétérogènes, tourne au vrai cauchemar. En cas d’interruption de service, isoler l’équipement à l’origine de l’incident peut devenir un vrai jeu de pistes.

« Avec V-motion, les traitements et les données peuvent bouger d’un centre de données à un autre. Sans compréhension globale ni corrélation d’événements, l’administrateur croule sous une avalanche d’alertes sans utilité », note Srinivas Ramanathan, CEO de la start-up eG Innovations. Sa suite d’applications eG Enterprise Suite apporte une vue d’ensemble du système informatique. Au-delà de la cartographie des serveurs, son analyse brevetée de détection de causes facilite l’isolation et la résolution des problèmes. Le temps de redémarrage est raccourci pour tous services reposant, entre autres, sur des clusters ESX ou Citrix, la performance de chaque service applicatif étant révélée par l’instrumentation WMI dans l’univers Microsoft.
OB

VMWorld Europe 08 : la surprise de Sun

27 Fév

C’est du Sun tout craché ! Alors que la société a défrayé la chronique ces dernières semaines en se positionnant en concurrent de VMware, avec, -rappelons-le- une plateforme basée sur Xen (xVM) et un rachat dans le poste de travail (Virtual Box d’Innotek), le tout ficelé dans une stratégie bâtie autour de son cher Solaris, le voilà qui annonce gaiement son nouveau partenariat avec VMware pour revendre de l’ESX sur ses serveurs. Et attention : de l’ESX version complète, avec DRS, HA, VMotion, pas de l’ESX 3i, comme le font les autres constructeurs de serveurs comme Dell, HP, IBM et Fujitsu Siemens Computers en grandes pompes depuis hier. Sun vend du lourd, du VMware, celui que les clients veulent pour bâtir leurs infrastructures de demain.
Mais Sun ne réfute pas – il est prudent- l’idée de venir à 3i un jour…Et Sun est pragmatique : en bons termes aussi avec Microsoft, rien ne l’empêche de vendre de l’hyperV.
J’ai eu l’occasion de rencontrer Ben Lenail chez Sun, notamment responsable du partenariat avec VMware.
Pourquoi Sun mène-t-il deux barques ? La première question que l’on peut se poser, c’est : Sun sait-il ce qu’il fait ? N’a-t-il pas peur de semer le trouble chez les clients qui ont déjà du mal à savoir quelle plateforme choisir ? Non, répond Ben. Il y a les clients des serveurs qui veulent du VMware, et les clients Solaris, qui s’intéresse à tout ce qui peut l’améliorer.
En exclusivité et en images, une vidéo de Ben Lenail, donnant des explications sur cette stratégie de Sun qui est à la fois logique (qui peut aujourd’hui se passer de VMware ?) et risquée, pour réussir sans être perçu comme « sans stratégie fixe ». En tous, les cas Sun, est fidèle à lui-même : il ne fera jamais comme tout le monde.

Emulex, partenaire sécurité de VMware

26 Fév

Avec les serveurs virtuels, stockage et sécurité sont intimement mêlés. Emulex revendique un partenariat à deux niveaux avec VMware. D’une part, le fabricant d’adaptateurs Fibre Channel complète le schéma de virtualisation jusqu’aux Entrées/Sorties vers les disques NAS ou SAN. Et, d’autre part, il fournit des outils d’administration et de sécurité centralisée, dont un agent pour ESX. 

L’actualité d’Emulex sur VMworld à Cannes ? « Nous sommes les premiers à supporter 3i et son hyperviseur embarqué (NDLR : il n’y a plus d’interface linux dans 3i, contrairement à ESX) avec un logiciel ‘provider’ conforme CIM », savoure Maziar Tamadon, Directeur du Marketing Produit d’Emulex, visiblement ravi que son rival QLogic ne soit pas prêt dans les temps.

La première coopération entre Emulex et VMware remonte à 2005 lorsque les développeurs des deux entreprises ont porté leurs efforts sur le protocole Fiber Channel NPIV (N-Port ID Virtualization). Du coup, le firmware d’Emulex, associé au kernel de VMware, procure à chaque machine virtuelle son propre port d’E/S virtuel. Cette identification (virtuelle) par VM permet un cloisonnement des partitions, dit zone masking : « Une VM sur cent pourrait être trafiquée. Notre approche améliore la sécurité en empêchant à une VM de voir les données d’une autre ». Et les performances dans tout çà ? « Tout se passe au moment du boot du serveur, le logiciel de la carte contrôleur enregistre plusieurs ports, ce qui réduit l’impact ultérieur sur les performances », promet Maziar. Pour lui, 80% des VM sont reliées à un SAN plutôt qu’à un serveur NAS. Et cette tendance devrait se poursuivre grâce à l’arrivée, mi-2008, d’adaptateurs Fibre Channel deux fois plus rapides, à 8 Gbps.
OB